Réponse courte : l’hypnose humaniste est une façon de pratiquer l’hypnose où vous restez présent du début à la fin. Votre attention s’élargit au lieu de se refermer : à votre respiration, à la pièce, puis à ce que vous imaginez. Vous parlez, vous décrivez ce qui se présente, et c’est vous qui décidez de ce que vous en faites.
Vous avez peut-être croisé ce nom en cherchant un praticien, sans trop savoir ce qu’il recouvre. Cette page présente l’approche pour elle-même : d’où elle vient, dans quel état vous êtes, ce qu’on fait avec une image, qui fait quoi pendant la rencontre, et ce qui reste entre vos mains.
Si vous voulez plutôt la comparer à l’hypnose ericksonienne, une autre page s’en charge :
Lire l’article : « Hypnose humaniste ou ericksonienne : quelle différence ? »
D’où vient cette approche de hypnose humaniste ?
On doit l’hypnose humaniste à Olivier Lockert, qui l’a mise au point en France, au sein de l’Institut Français d’Hypnose Humaniste et Ericksonienne. Patricia d’Angeli a cosigné avec lui plusieurs ouvrages sur l’approche.
Selon l’institut, l’idée de départ a été d’inverser le chemin habituel : au lieu d’amener la personne à refermer son attention sur un point, on l’aide à l’ouvrir.
Toujours selon l’institut, le mot « humaniste » renvoie à l’humanisme de la Renaissance, et à une idée simple : une personne bien informée est plus libre, et plus responsable de ses choix.
En séance, cela se traduit sans détour. Je vous explique ce que nous faisons et pourquoi, et tout se fait avec vous.
À ce jour, aucune étude publiée n’évalue l’hypnose humaniste en tant que telle ; la recherche porte sur l’hypnose en général.
Pour la question plus large de ce que l’hypnose peut faire, et de ses limites :
Lire l’article : « Est-ce que l’hypnose fonctionne vraiment ? »
Dans quel état êtes-vous pendant la séance ?
Tout commence ici et maintenant. Je guide d’abord votre attention vers vos appuis, votre respiration, le poids de votre corps : c’est ce qu’on appelle s’ancrer dans le moment présent.
Puis votre attention s’étend : aux bruits de la pièce, à la température de l’air, à ce qui vous entoure. Et pour finir, à ce que vous imaginez.
L’approche donne un nom à cet état, la « conscience augmentée », pour dire que votre attention devient plus large que d’habitude.
Concrètement, vous sentez votre respiration, vous entendez ce qui se passe autour de vous, et en même temps vous êtes dans ce que vous imaginez. Vous êtes à deux endroits à la fois, et vous le savez.
Vous êtes ici, bien éveillé, attentif, conscient de ce qui se passe. C’est justement ce qui rend votre participation possible. Vous restez conscient, et c’est vous qui agissez sur ce que vous imaginez.
Que fait-on avec une image ?
C’est le cœur de l’approche. Ce que vous venez travailler peut se présenter sous la forme d’une image : une couleur, un objet, une matière, parfois un son. Dans l’hypnose humaniste, on appelle cette image un symbole.
Dans ma façon de travailler, et c’est aussi celle de plusieurs praticiens, nous partons d’aujourd’hui. Une personne qui a peur des chiens, par exemple, part de la peur telle qu’elle la ressent maintenant, et de l’image qu’elle prend dans son imagination ; le jour où cette peur a commencé peut rester où il est.
Je vous demande de la décrire : sa forme, sa taille, son poids, sa température, l’endroit où vous la sentez dans votre corps. Vous répondez avec vos mots, comme ils viennent.
C’est vous qui savez ce qu’elle représente pour vous. Une même image peut vouloir dire une chose pour vous et tout autre chose pour quelqu’un d’autre ; son sens vous appartient.
Vous choisissez ensuite ce que vous voulez en faire : l’éloigner, la rapetisser, lui donner une autre couleur. Je vous propose des pistes, vous gardez celles qui vous parlent.
La seule réponse juste est la vôtre. C’est votre ressenti qui dit quand c’est juste.
Pourquoi une habitude ou une peur revient d’elle-même, et ce que l’image vient y faire, c’est expliqué sur une autre page :
Lire l’article : « Votre inconscient et l’hypnose : comment ça fonctionne »
Quel est votre rôle, et quel est le mien ?
Vous participez du début à la fin : vous parlez pendant la séance, vous décrivez, vous décidez.
Je vous fais des suggestions. Elles peuvent être directes ou indirectes ; dans les deux cas, vous les entendez en toute conscience, et vous êtes libre de les suivre ou de les laisser passer.
Mon rôle est de guider votre attention et de vous poser des questions. Les décisions, et le sens de ce que vous imaginez, vous reviennent.
Ce que vous faites, et ce que je fais :
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Vous dites ce que vous voulez changer ; je vous aide à en faire un objectif précis.
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Vous décrivez ce que vous percevez ; je pose des questions, sans interpréter.
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Vous entendez les suggestions, et vous choisissez ; je propose, sans imposer.
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Vous décidez de ce que devient l’image ; je vous laisse le temps, et je vous suggère des pistes si vous en voulez.
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Vous dites quand c’est juste, ou quand vous voulez arrêter ; je vérifie avec vous comment vous vous sentez.
Comment se déroule une rencontre ?
Une rencontre suit un fil simple. Nous précisons votre objectif. Je guide votre attention vers le moment présent, puis vers ce qui vous entoure. Vient ensuite le travail avec l’image. Nous vérifions comment vous vous sentez, vous ouvrez les yeux, et nous en parlons.
Tout le déroulement, de la première question au retour, est décrit sur une autre page :
Lire l’article : « Comment se déroule une séance d’hypnose ? »
L’approche a aussi sa forme d’autohypnose, qui se pratique seul, chez soi.
Les rencontres ont lieu par vidéo ; vous êtes chez vous, dans une pièce tranquille.
Lire l’article : « L’hypnose en ligne fonctionne-t-elle aussi bien qu’en personne ? »
Ce qui reste entre vos mains
Tout se passe simplement, sans mise en scène. Vous gardez le contrôle du début à la fin : vous pouvez à tout moment ouvrir les yeux, parler ou mettre fin à la séance.
Vous venez avec vos idées, et vous repartez avec elles. On travaille avec ce que vous vivez et ce que vous imaginez, et c’est tout.
L’hypnose vient à côté d’un suivi médical ou psychologique, en complément : j’y reviens plus bas.
Est-ce pour vous ?
Il faut d’abord en avoir envie : l’approche vous demande de participer, et cette part vous revient. Vous pouvez arriver sceptique, tendu ou curieux ; on part de là où vous en êtes.
Lire l’article : « Est-ce que tout le monde peut être hypnotisé ? »
Si une question de sécurité vous retient, ou si vous vous demandez dans quels cas je vous oriente ailleurs :
Lire l’article : « L’hypnose est-elle dangereuse ? »
Qui suis-je ?
Je suis praticien en hypnose, hypnothérapeute diplômé de l’EFPHQ, et de l’école d’hypnose humaniste. Les rencontres ont lieu en ligne, par vidéo.
Je ne suis ni médecin, ni psychologue, ni psychothérapeute : je n’établis aucun diagnostic et je ne traite aucune maladie.
Mon travail consiste à vous donner des outils pour mieux composer avec ce que vous vivez : nous précisons ensemble votre objectif, et nous y travaillons. Le diagnostic et le traitement relèvent du médecin ou du psychologue.
L’hypnose n’est pas un substitut à un suivi médical ou psychologique : elle peut l’accompagner, et je ne vous recommanderai jamais de l’interrompre.
Si vous vivez une grande détresse, parlez-en d’abord à un professionnel de la santé (au Québec : Info-Social 811).
Ce que je peux vous dire d’avance, c’est ce que nous allons travailler, et comment.
Questions fréquentes
Et si je n’arrive pas à imaginer d’images ?
Imaginer, c’est plus large que voir comme au cinéma. C’est un peu comme dans un rêve : parfois c’est net, parfois c’est flou, et pourtant on a l’impression que c’est là. Une image peut aussi être une simple sensation, une chaleur, un poids. On part de ce qui vient, et ça se pratique.
Est-ce que je devrai tout raconter ?
Vous choisissez ce que vous dites. Vous parlez pendant la séance, et c’est vous qui décidez quoi : je vous demande de décrire l’image ; ce qu’elle représente, et d’où elle vient, vous le gardez pour vous si vous le préférez. Vous en dites autant, ou aussi peu, que vous le voulez.
Allons-nous revenir sur des moments pénibles de mon passé ?
Nous partons d’aujourd’hui : de votre objectif et de ce que vous vivez maintenant. Si un souvenir pénible se présente quand même, je vous ramène au moment présent, nous arrêtons la séance, et nous en parlons. Si cela demande un autre type d’aide, je vous le dis simplement, et je vous oriente vers un psychologue ou un autre professionnel habilité.
Les informations présentées ici ont une valeur générale et d’information. Elles ne constituent ni un avis professionnel adapté à votre situation, ni une promesse de résultat.



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